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Texte (1867)
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LE BOIS DE YINCENNES.

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Charles IX, Henri III, Louis XIII, firent au bois des additions successives.

Le cardinal Mazarin, qui affectionnait le séjour de Vincennes, conçut, pour cette résidence, des projetsgigantesques, dont l'exécution eût sans doute empêché, quelques années plus tard, la création de Versailles.

Il n'est pas sans intérêt, en présence de la nouvelle transformation du bois de Vincennes, au milieu duxix c siècle, de rappeler les dispositions principales du plan formé, deux cents ans auparavant, pour le modifier.

« La Marne, dit Poncet de La Grave, devait être coupée à Chelles, et un canal formé pour la conduire auce village de Vincennes. On devait couper les terres de la grande allée vis-à-vis la porte royale, à travers le« bois, à pente douce et insensible dans toute la largeur du château et des fossés. La maison des Frères de la

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Fig. 209. Vue de l'Obélisque.

ce Charité, qui borne la vue de cette belle allée, devait être détruite et portée aux Minimes, dans le bois. Cettece opération, outre la vue immense qu'elle procurerait, faciliterait le moyen de se servir de la Marne pour« terminer le parc et offrir une pièce d'eau vive, qui eût pris son alignement, depuis le château de Beautéa jusqu'aux Carrières-Charenton. Les terres, qui auraient été coupées dans la grande allée, devaient êtrea jetées sur les deux côtés, et former deux terrasses parallèles et gazonnées, sur lesquelles on eût planté de« grandes et superbes allées. Les derrières, en ménageant une route de chaque côté, étaient donnés pour êtrea destinés à des seigneurs de la cour, à condition d'y bâtir des hôtels uniformes. Le milieu de l'allée, vis-à-« vis l'arc de triomphe, eût été un canal ayant sa décharge dans la Marne, à l'extrémité du bois; et les eaux,« dont il eût été abondamment pourvu par cette rivière, passant dans la basse-cour du château, l'eussent rendu« propre à soutenir des gondoles pour les amusements de la maison royale. Les fossés auraient été remplis« d'une eau vive et pure, et deux canaux, formés de chaque côté de l'avenue de Paris, en raccourcissant lece transfert des denrées dans la capitale, lui auraient procuré un volume d'eau suffisant pour les fontaines« publiques, aussi bien que pour les maisons des particuliers. La chute des eaux du canal eût formé autour de

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