I
I
Mil)
LES PROMENADES DE PARIS
dite, a été battue sur le sol; et les murs ont été élevés sur ce plateau de maçonnerie. Les loges setrouvent ainsi tout naturellement dallées; et l'humidité, toujours redoutable dans ce genre de constructions,est absolument évitée.
La grande volière d'élevage (Fig. 124, 125, 126), dont on fait usage surtout au printemps et dansl'été, et qui sert de volière de dépôt pendant l'hiver, est construite dans un repli de terrain. Elle estabritée, au nord, par un mur qui sert d'appui à huit loges; au levant, par la grande volière; au cou-chant par la poulerie. Elle comprend seize parquets, et ne couvre pas moins de 700 mètres superficiels.En 1806, on a pu loger dans cette volière quinze cents faisans ordinaires, destinés au repeuplement deschasses. Chaque parquet a 11 mètres de longueur, sur 4 mètres de largeur. Les parquets sont joints boutà bout, deux par deux. Il résulte de cette disposition, grâce à l'aménagement des portes de service, uneextrême commodité pour le service. Un autre avantage, résultant de cet arrangement, consiste à pouvoirisoler, dans les parquets du fond, les jeunes oiseaux précieux ou les animaux nouveaux venus, qui nesont pas encore familiarisés avec la vue du public.
Fip. 127. Cabane du Marabou.
La poulerie, comme son nom l'indique, sert d'abri aux représentants des races gallines, auxquelson a joint les pigeons. Elle a été construite en béton aggloméré. C'est un vaste monolithe de bétonCoignet. Elle se compose de vingt-huit loges, divisées chacune en deux compartiments. Les compartimentsde la façade sud du bâtiment s'ouvrent sur un petit parquet grillagé de 4 mètres de côté; les autres, versla façade nord, s'ouvrent sur un parquet entouré de treillages de bois vulcanisé de 4 mètres de largeur,sur 8 mètres environ de longueur. Cette construction, qui n'est peut-être pas d'un effet architecturaltrès-heureux, est parfaitement saine pour les volatiles, grâce à la matière employée, qui est le béton.
Les parcs des oiseaux sont disposés de différentes façons. Les uns, destinés aux palmipèdes, sontplacés sur les bords de la rivière; les autres, ceux des échassiers, sont installés sous bois, et garnisde massifs plantés. Les clôtures des pièces d'eau n'ont pas plus de 0 m ,90 de hauteur. Celles quidoivent contenir les outardes et d'autres échassiers moyens, ont l m ,20 d'élévation. Enfin, les autrucheset les grands échassiers sont enfermés dans des clôtures de l m ,70.
Toutes ces clôtures sont en fer. Dans les unes, les grillages sont attachés sur des feuillards;dans les autres, sur des gros iïls. Tous les fils sont tendus au moyen de raidisseurs.