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Texte (1867)
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LES PROMENADES DE PARIS.

parties les plus mauvaises, on a épierré grossièrement le sol. Mais cette opération n'a pas suffi pour amenderun terrain complètement dépourvu des éléments indispensables à la nourriture des végétaux. L'entretien despelouses était fort difficile dans de semblables conditions. Aussi, sur certains points, à pente un peu rapide,il a fallu rem [(lacer les premiers semis, qui avaient complètement avorté. Sur toutes les parties bordant leslacs, on a répandu une couche de 3 centimètres d'épaisseur de terre d'alluvion, provenant de la plaine deLongchamps, mélangée par moitié avec du terreau de ville. Enfin les pelouses de la butte Mortemart, deSaint-Cloud, de la Croix-Catelan et de la Muette, entièrement dévorées par les vers blancs, ont été seméesà nouveau. La pelouse de la Muette, pacagée par les daims qui y parquaient alors, est seule demeurée, sansde grands travaux, dans un état de végétation assez Hérissant. Aujourd'hui, en ayant soin d'arroser suffi-samment pendant les temps secs, en répandant une faible quantité de terreau, en faisant de nouveaux semisdans les espaces vides, en ne discontinuant pas d'arracher les main aises herbes, on maintient les pelousesdans un état convenable.

Pour éviter le renouvellement de semblables difficultés d'entretien, sur les pelouses créées postérieu-rement dans le Bois, voici les dispositions qui ont été prises. Le terrain a été profondément défoncé, afind'en retirer le caillou et de pouvoir former des vallonnements. On a ensuite répandu sur le sol, ainsi préparé,une couche de 15 centimètres d'épaisseur moyenne d'alluvions argileuses, prises dans la plaine de Long-champs, mélangées, parmi labour à la pioche, avec une égale quantité de l'ancienne couche supérieure dedétritus de la forêt, que l'on avait eu soin de retrousser en cavalier, pendant les travaux de terrassement.

Dans les vastes étendues de la plaine de Longchamps, le sol est plus riche, on a pu se contenter,[tour préparer le terrain des pelouses, de deux labours à la charrue peu profonds, et de deux hersages, afinde faire disparaître les mauvaises herbes. Sur les parties avoisinant les routes de la plaine, qui exigent dessurfaces plus régulières, le labour à la charrue a été remplacé par un défoncement à la bêche, et le hersagepar un passage au râteau.

Partout, d'ailleurs, les semis ont été faits à la volée. La graine a été enfouie ensuite dans le sol, aumoyen de deux ratissages ou de deux hersages croisés, suivant la nature des pelouses; puis foulée à l'aided'un cylindre en fonte, traîné par des chevaux sur les pelouses préparées avec la charrue, et à bras d'homme,pour les pelouses mieux réglées, dont le sol avail élé travaillé à la bêche.

Composition des semences pour les pelouses. On a semé, par hectare, 150 kilo-grammes de graine environ, formée de diverses espèces, dans les proportions suivantes:

llay-grass anglais pur............. 40 kilogrammes.

Brome des prés............... 10

Fétuque traçante............... 10

Fétuque ovine................ 1.5

Cretelle des prés............... 5

Flouve odorante............... 2

Dans la première année, le ray-grass a dominé les autres semences. Mais il a disparu rapidement, pourfaire place à celles des graminées du mélange, qui convenaient le mieux aux différents terrains sur lesquelselles avaient été répandues.

Les semis des pelouses n'ont pas donné partout de bons résultats, soit à cause de l'impureté des graines,soit parce que des graminées étrangères s'étaient introduites dans la terre ou dans les terreaux rapportés.