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Texte (1867)
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LES PROMENADES DE PARIS.

presque imperméable, avait été planté de cèdres et de pins laricios. Ces arbres, après avoir parfaitementrepris, ont présenté, la seconde année, tous les signes d'un prompt dépérissement. Un drainage complet decette plantation, fait en 1850, a donné les meilleurs résultats. Les arbres ont recouvré immédiatement de lavigueur, et ils sont aujourd'hui en parfait état de végétation.

Essences des arbres et arbustes et autres végétaux plantés dans leBois. Un tableau placé à la lin des chapitres relatifs au bois de Boulogne indique les principalesessences de végétaux plantés ou essayés dans le bois de Boulogne et dans les promenades, ainsi que le modede culture et les dimensions de ces végétaux.

Essences des arbres plantés en motte au chariot. Les principales essencestransplantées au chariot, dans le bois de Boulogne, sont, parmi les résineux, les cèdres (Cedrus, fig. 30,45, 71), les thuyas (Thuya, tig. 33), les genévriers (Juniperas), les sapins (Abies, tig. 43, 56, 60, 70), lesépicéas (Picea), les ifs (Taxus, tig. 66), les taxodiers (Taxodium), les pins (Pinus, iig. 58, 65, 67), lesCunninghamiers (Cunninghamia, fig. 64); et parmi les arbres à feuilles caduques, les marronniers(JEsculus, lig. 44), les peupliers [Populus), les platanes (Platanus), les ormes (Ulmus), les tulipiers (Lirio-dendrum), les vernis du Japon (Ailantus), les érables (Acer), et les chênes d'Amérique (Quercus Americana).Les seules espèces qui aient donné de bons résultats à peu près constants sont : les cèdres, les mar-ronniers, les thuyas, les peupliers, les platanes, les chênes d'Amérique et les vernis du Japon. Les trans-plantations des autres essences n'ont réussi qu'exceptionnellement,lorsque l'on a pu faire des mottes assez fortes pour ne pas sup-primer de racines essentielles. La transplantation des marronniersréussit à peu près dans toutes les saisons, même au moment dudéveloppement de la sève. Mais il faut que l'opération soit faitetrès-rapidement, et que les racines restent exposées le moinslongtemps possible à l'action desséchante du soleil, pendant l'été,ou à celle de la gelée, pendant l'hiver. Au reste, la transplanta-tion des grands arbres est toujours une opération fort délicate,qui ne doit être confiée qu'à un horticulteur habile, dirigeant desouvriers expérimentés. Les arbres de haute taille qui ont ététransplantés au chariot, par les entrepreneurs du Bois, sont mortsà peu près tous, malgré la garantie de reprise que les entrepre-neurs avaient acceptée.

Soins à donner aux grands arbres trans-plantés en motte. Les arbres ainsi transplantés nedoivent pas être abandonnés. La diminution dans la sève, occa-

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Fig. 62. Arbre enveloppé de plaques de mousse.

sionnée par la suppression d'une partie des racines, provoque fréquemment, malgré l'arrosage, le dessèchementdes feuilles, qui tombent au bout de quelques mois, pour ne repousser que l'année suivante. 11 faut alors,pour éviter l'arrêt complet de la sève, envelopper le tronc de l'arbre de plaques de mousse, maintenuespar un fourreau en toile (fig. 62), et tenir cette enveloppe constamment humide, en introduisant de l'eau parun godet placé au sommet du tronc. Quand un arbre présente des signes de dépérissement, il est indispen-

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