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LES PROMENADES DE PARIS.
jet ordinaire atteignant la distance de 12 mètres, on peut arroser, autour d'une bouche, sur un rayonde 25 mètres. L'espacement des bouches a été déterminé en conséquence. Il est de 30 mètres poul-ies routes de ïingt mètres de largeur, et de 40 mètres pour celles de dix mètres, quand les bouches sontplacées toutes sur la même rive d'une route.
Arrosage des routes. — L'arrosage des routes et des allées du bois s'est fait, dans lecommencement avec des tonnes semblables à celles dont on se sert dans Paris. Ces tonnes étaient traînéespar un cheval. Elles contenaient 1 mètre cube, et répandaient l'eau à travers un tube percé de trous,ayant environ 2 mètres de longueur et placé horizontalement derrière la tonne. Vingt-quatre tonnes étaientnécessaires à l'arrosement de l'avenue de l'Impératrice, du pourtour des lacs, et de quelques alléesvoisines. Mais, pour arroser en même temps les routes nouvelles, il aurait fallu 90 tonnes, qui, représen-tant chacune une dépense quotidienne de 13 francs, \ compris la location de la tonne, le charretier, lesfrais de traction et le personnel pour le puisage, auraient coûté 1,170 francs par jour; soit 210,000 francspendant les six mois d'arrosage.
En présence d'une dépense aussi considérable, on a dû chercher un mode plus économique, et l'ona essayé sur les routes le système adopté pour les pelouses, depuis la transformation du Bois, c'est-à-direl'arrosage à la lance, au moyen des divers appareils qui viennent d'être décrits. (Fig. 13.)
Ce procédé, pratiqué d'abord le matin seulement, avec une certaine réserve, était abandonné aumoment de la promenade, et l'arrosage était continué à la tonne. On employait deux hommes par lance,l'un dirigeant le jet, l'autre manœuvrant la bouche et déplaçant la manche. Peu à peu les cantonniersdevenant plus habiles, un seul ouvrier a pu manœuvrer une lance. D'un autre côté, les promeneurs
Fig. 15. Arrosage à la lance.
se sont habitués à ce mode d'arrosenienl. Aussi n'arrose-l-on plus maintenant qu'à la lance, non-seulementdans le bois de Boulogne, mais sur la plupart des grandes voies publiques de Paris. Par ce procédéla dépense d'arrosement, au bois de Boulogne, est réduite à 55,000 francs par an, le quart à peu prèsde celle qu'eût exigée l'emploi des tonnes; en ne tenant compte, toutefois, dans l'un comme dans l'autrecas, ni de la valeur de l'eau, ni du capital dépensé en conduites. La dépense effective est même réduite,dans le Bois, aux frais d'entretien et de renouvellement des appareils des manches et des lances, c'est-à-dire à 6,000 francs environ par an, parce que toule la main-d'œuvre de l'arrosage est faite par lescantonniers, que l'on n'occuperait pas utilement, [tendant l'été, à d'autres travaux. (Fig. 15.)