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INTRODUCTION.
Toute percée, ouverte dans un massif, doit avoir une largeur suffisante pour que l'œil embrasse, à son extrémité, unnombre d'objets dont l'ensemble forme tableau. Il faut aussi, quand on compose un paysage, établir, auprès du point de vue,des massifs qui donnent non-seulement l'écliclie perspective, mais qui servent aussi de repoussoir aux lumières des fonds.Dans toute composition, la dimension d'une partie accessoire ne doit pas excéder celle de l'objet principal.
Fig. 8G*. — Bois de haute Futaie.
Fi-. 87*.
Bois de haute Futaie
Toutes ces règles sont des règles de perspective. Nous allons citer quelques exemples pratiques pour les rendre plusintelligibles.
S'il s'agit de déterminer la largeur d'une avenue, comme celle du Tapis-Vert à Versailles, l'artiste se proposant deplacer, au fond du tableau, l'avant-corps du cbâteau, et de le découvrir tout entier, il faut, pour fixer la largeur entre les deux
Fig. 83*. — Labyrinthe du Jardin royal de Choisy-le-Roi (1783.)
Fig. 89*. — Bosquet de moyenne Futaie.
lignes d'arbres, le spectateur étant placé auprès du bassin d'Apollon, tracer deux lignes partant de ce point, et allant aboutir auxangles extrêmes de l'avant-corps. Ces lignes, en coupant le front des massifs, en avant du bassin de Latone, donnent deux pointsqui déterminent la largeur minimum de l'avenue. En partant de l'endroit qu'il occupe, pour se diriger vers le cbâteau, lespectateur verra insensiblement la perspective du fond grandir, et lui découvrir une plus grande étendue des parterres etdu palais.
S'il s'agit d'arrêter la bauteur d'une terrasse en avant d'un corps de bâtiment, le point de vue le plus commode étant déterminé,une ligne droite partant de l'œil du spectateur, et aboutissant au pied de la façade du bâtiment, donne la bauteur de la terrasse,