TRACÉ DES JARDINS IRREGULIERS.
XLI
le cee.
agreste ne donne pas assez de relief à l'architecture; il ne prépare pas à l'impression recherchée par l'artiste; il s'ajuste moinsbien avec les lignes générales ; son allure un peu familière n'a pas le ton qui convient auprès des fières ordonnancesde l'art classique. Tout à fait convenable dans les parties un peu éloignées de l'édifice, il doit, aux abords de celui-ci, céderla place au tracé régulier, dont la décoration accompagne mieux les lignes de l'architecture symétrique.
Fig. 79*. — Château et Jardins de Chantilly.
XII. TRACÉ DES JARDINS RÉGULIERS DITS JARDINS FRANÇAIS. — Nous avons indiqué la méthoderecommandée pour le tracé des jardins réguliers, par André Mollet; nous pensons, pour notre part, que ces tbéories étroitesdoivent être absolument proscrites. Il n'est pas plus convenable de tracer une allée correspondant à l'axe principal d'unbâtiment, que d'y établir une pelouse, une fontaine ou un parterre. Il faut, avant tout, tirer le meilleur parti possible de la
Fig. 80*. — Cascade du Parc de Sceaux, d'après Rigaud.
, d'uneime auxnnante.; jardin
disposition du terrain, et chercher à faire un cadre brillant à l'habitation. Si le terrain est incliné, on a le cboix entreles deux systèmes; et si, dans cette hypothèse, le style français paraît en général préférable, il n'y a cependant pas de raisonsabsolues pour ne point adopter des pelouses en pente, au lieu de redresser le sol horizontalement, au moyen de terrasses.C'est à l'artiste à juger ce qui produira le meilleur effet, et fera le mieux valoir l'objet principal, c'est-à-dire l'édifice. Il esttoujours indispensable que des perspectives soient ménagées en avant de l'habitation; qu'un assez vaste espace découvert soitréservé autour d'elle; et que, du point qu'elle occupe, l'on puisse dominer les environs. Les solutions du problème sont très-diverses. Nous citerons deux exemples.
Dans le jardin du Luxembourg, une terrasse entoure le palais à une certaine distance, et le domine (voir la Figure 3Z|2du Luxembourg). Celle disposition est motivée par la pente du terrain, qui s'élève du côté de l'avenue de l'Observatoire. Ileût fallu, pour l'éviter, établir le rez-de-chaussée du palais à une telle élévation, du côté de la cour, qu'un grand dévelop-pement de rampes eût été nécessaire pour y accéder en voiture. On eût dû, en conséquence, reculer le bâtiment vers le jar-
k