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INTRODUCTION.
« belles perspectives peintes sur toile, afin de les pouvoir ôter des injures du temps quand on voudra. Et pour perfectionner
« l'œuvre, soient placées des statues sur leurs piédestaux et les grottes (Fig. 27* à 29*.) bâties en leur lieu convenable, puis
« élever les allées en terrasses suivant la commodité du lieu, sans y oublier les volières, fontaines, jets d'eau, canaux et autres
« tels ornements, lesquels étant duement pratiquez, chacun en leur lieu, forment le jardin de plaisir parfait. »
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Fig. 3/i* à 35*. — Parterres en Broderie par André Mollet, 1651.
Il est impossible de formuler plus rigoureusement un programme. On dirait le classement, après numérotage, des pièces d'unemachine. Dans cette description, on remarque que les allées à tonnelles ont disparu; mais il faut retenir la mention des
Fis. 36*. — Jardin des Tuileries en 1652.
parterres en broderie, alors fort à la mode. C'était un héritage du genre précédent. On conçoit que, dans les jardins, dont lesallées sont recouvertes par des tonnelles, ou comprises entre des charmilles taillées à pic (Fig. i6* à 48*), le détail devaitjouer un grand rôle. Là, point de perspectives étendues, point de grands ensembles, mais des tracés délicats, des formes(Fig. GO*.) compliquées. L'arbre est taillé au point d'être méconnaissable; car il n'était pas question de sa beauté naturelle. On lechoisissait à cause de certaines qualités de végétation, qui permettaient de lui donner toutes les formes inspirées par le caprice.Ces détails réalisaient ce que l'on considérait alors comme l'art par excellence. Ce travail de déformation faisait la gloire dujardinier, et témoignait de son goût, de son habileté, de son ingéniosité comme dessinateur.