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Texte (1867)
Entstehung
Seite
XVIII
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INTRODUCTION.

masse des bâtiments s'équilibra autour d'un axe principal (Fig. 25*, 2G*, 36**, 57*). A l'extérieur, l'ordonnance se fit symétrique.La façade parut répéter, sur deux ailes, deux distributions intérieures identiques. L'adoption de ce système altéra profondément lesrègles jusqu'alors pratiquées. L'édifice fut étudié plus au point de vue du décor extérieur que de sa commodité intérieure. AuxTuileries, au Louvre, on réalisa les types très-gracieux de l'architecture symétrique; d'un style bien opposé à celui des châteaux de

Fig. 21*. Villa Borghèse. Entrée des Bosquet?.

Saint-Germain, Chenonceaux, Gaillon, blois, l'harmonie n'est pas sacrifiée à la symétrie, l'ornementation n'a pas cette préten-tion excessive de subordonner le principal a l accessoire.

Dès que les constructions eurent pris le caractère symétrique, le même principe s'imposa aux jardins (Fig. 27*, 51*, 52*, 56*.).Les allées, les massifs, les parterres furent tracés et plantés de façon à répéter une même disposition, à droite et à gauche de l'axe

Fig. 22* et 23*. Jardins et Parterres (d'après Jean de Vriès

principal de l'habitation. Le jardin se décomposa en deux parties, exactement pareilles jusque dans leurs détails. On n'établit pasun jardin en cherchant à tirer le meilleur parti possible des dispositions naturelles des localités; la nature ne comptait pasdans l'esprit de l'artiste, qui avait un autre idéal. Lorsqu'il choisissait un site, il recommandait telle situation plutôt que telleautre, uniquement parce qu'elle se prêtait mieux à la réalisation des méthodes adoptées. 11 cherchait, non à obtenir une créa-tion originale, mais à reproduire un type consacré; il rêvait une nature de convention, alignée, nivelée, corrigée, trans-formée, taillée, déformée; il jetait une sorte de défi à la nature, et cherchait à la réduire à l'aide du ciseau.

Ces procédés, malgré tant de peine, ne donnèrent que d'assez pauvres résultats; et il n'y a pas lieu de s'en étonner. On nes'insurge pas impunément contre la vérité qui régit la nature et aussi, quoique trop rarement encore, l'intelligence humaine.