JARDINS ITALIENS DE LA RENAISSANCE.
XV
lalure, et non
« rien ne doit mieux ressembler aux délices de Lucullus, aux jardins de Salluste, aux maisons de Pline, de Cieéron., que les villas« Albani (Fig. 17*, 20*), Panfili (Fig. 19*), Aldobrandini, etc. (Fig. 13*, 14*, 15* 16*, 18*, 21*). .»
En effet la similitude des principes artistiques étant évidente, les résultats doivent être les mêmes. On peut donc voir dans les villasd'Italie des compositions inspirées des jardins romains, et môme des jardins grecs.
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Fig. 15*. — Villa d'Esté. Fontaine.
Si l'on étudie les plans de ces villas et ceux des villas Albani (Fig. 17*), Barbcrini Borghèse (Fig. 21*), et d'Esté (Fig. 14*).on reconnaît que les artistes n'ont pas été dominés par la pensée de faire un tracé symétrique; mais que, tout en raccordant
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Fig. 16*. — Villa d'Esté. Grand Bassin de la Fontaine d'Aiéthuse.
croyons que
les lignes des plantations à l'habitation, qui est l'objet principal, ils ont été surtout préoccupés de tirer un bon parti de ladisposition naturelle du terrain, et de ménager des perspectives bien étudiées, destinées à être vues, soit de l'habitation, soit despoints importants de la promenade. Le dessin du jardin n'est pas coordonné seulement au point de vue d'un effet principal,mais distribué en plusieurs parties, très-habilement reliées les unes aux autres, avec une grande entente de l'art. Chaque détail al'ampleur convenable, et forme un tout satisfaisant, un tableau suffisamment détaché de l'ensemble, pour ne pas en être écrasé,et s'y rattachant par des combinaisons rationnelles. Enfin, chaque composition partielle est justifiée par l'usage : condition très-importante; car toute œuvre qui n'a pas sa raison d'être n'est qu'un décor inutile dont l'esprit s'aperçoit aussitôt.