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316 ENTRETIENS SUR LES VIESLE FOUSSIN. fiter. Aussi on peut dire de luy, qu'il n'ai-moit pas tant la peinture pour le fruit & lagloire qu'elle produit, que pour elle-meſme& pour le plaiſir d'une ſi noble étude & d'unexercice ſi excellent. Vous avez pû remar-quer combien il eût de peine à venir enFrance, où il e$toit appellé d'une maniere $iavantageuse & si honorable : comme ce n'es-toit ni la faveur des Grands, ni la récom-pense qu'il recherchoit, il fallut que les sol-licitations des Ministres & les prieres deses amis le força$$ent à quitter le repos dontil joüïssoit dans Rome. Lors qu'il en par-tit il ne s'engagea que pour un temps ; &quand il fut arrivé à Paris, il ne songea qu'àsatisfaire son Prince, & à faire paroistre dansla plus auguste Cour de l'Europe les talensqu'il avoit receûs du Ciel. Il n'envisageapoint une grande fortune, & ne pensa ja-mais à s'élever audessus de sa condition. Ilne recherchoit pas les grands biens, parce quesa moderation ne le portoit ni à faire desdépenſes ſuperflués, ni à enrichir ſa famille.Il n'avoit rien eû de sa femme, & ne l'avoitpriſe que par une pure reconnoiſſance des cha-ritables ſervices qu'il en avoit receûs dans unegrande maladie, pendant qu'il logeoit chez

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