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ET LES OUVRAGES DES PEINTRES. 279que chose. Cela donna occasion au Pous-sin de luy écrire une grande lettre qu'il com-mença par luy dire : Qu'il auroit souhai- de mesme que faisoit autrefois un Phi-losophe, qu'on pust voir ce qui se passedans l'homme, parce que non-seulementon y découvriroit le vice & la vertu, mais(aussi les sciences & les bonnes disciplinesce qui seroit d'un grand avantage pour lespersonnes sçavantes, desquelles on pourroitmieux connoistre le merite : mais comme lanature en a usé d'une autre sorte, il est aussidifficile de bien juger de la capacité des per-sonnes dans les sciences & dans les arts, quede leurs bonnes ou de leurs mauyaises incli-nations dans les mœurs.Que toute l'étude & l'industrie des genssçavans ne peut obliger le reste des hommesà avoir une croyance entiere en ce qu'ils di-sent. Ce qui de tout temps a esté assez con-nu à l'égard des Peintres non-seulement lesplus anciens, mais encore les modernes, com-me d'un Annibal Carache, & d'un Domi-niquin, qui ne manquerent ni d'art, ni de «ſcience, pour faire juger de leur merite, qui «pourtant ne fut point connu, tant par un ef-fet de leur mauvaise fortune, que par les bri-