ET LES OUVRAGES DES PEINTRES. 275de Thunis, passant en Italie, & delà par la LE POUSSREville d'Auſbourg, fut loger chez eux ; quepour luy marquer davantage leur reconnoiſ-sance & la joye de l'honneur qu'ils rece-voient, un jour parmi les magnificences dontils le régaloient, ils firent mettre sous la che-minée un fagot de canelle qui estoit unemarchandise de grand prix, & luy ayantmontré une promesse d'une somme tres-con-siderable qu'ils avoient de luy, y mirent lefeu, & en allumerent le fagot, qui rendit uneodeur & une clarté d'autant plus douce &plus agreable à l'Empereur, qu'il $e vit quitted'une dette que $es affaires d'alors ne luy per-mettoient pas de payer facilement, & de la-quelle ils luy firent pre$ent de cette maniereassez galante.Or la famille de Fouquieres Peintre n'ajamais esté en estat de faire de si grandes libe-ralitez. Et quant à luy, pour $ou$tenir $a va-nité sur le fait de la Noblesse que le Roy luyavoit accordée, il souffroit volontiers toutessortes d'incommoditez, aimant mieux nepoint travailler, & ne rien gagner, que den'estre pas considere comme un Gentilhom-me d'un merite extraordinaire. Il est vray quepour ce qui regarde ses Tableaux, il en a faitMm ij
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4 (1685)
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