ET LES OUVRAGES DES PEINTRES. 251en observant les choses qu'un Peintre devient Le POUSSIEhabile, plûtoſt qu'en ſe fatiguant à les copier.Ce discernement ſi juſte & ſi exquis qu'ilavoit dés ses plus jeunes ans, & la fortepassion qu'il avoit pour son art, faisoientqu'il s'y donnoit tout entier avec grandplaiſir, & qu'il ne paſſoit point de tempsplus agréablement que lors qu'il travail-loit. Tous les jours estoient pour luy desjours d'étude, & tous les momens qu'il em-ployoit à peindre ou à de$$eigner luy tenoientlieu de diverti$$ement. Il étudioit en quelquelieu qu'il fu$t. Lors qu'il marchoit par les ruës,il observoit toutes les actions des personnesqu'il voyoit ; & s'il en découvroit quelques-unes extraordinaires, il en faisoit des notesdans un livre qu'il portoit exprés sur luy.Il évitoit autant qu'il pouvoit les compa-gnies, & se déroboit à ses amis, pour seretirer ſeul dans les Vignes & dans les lieuxles plus écartez de Rome, où il pouvoitavec liberté con$iderer quelques Statuës an-tiques, quelques veûës agréables, & obser-ver les plus beaux effets de la nature. C'e$-toit dans ces retraites & ces promenades $o-litaires qu'il faisoit de legeres esquisses deschoses qu'il rencontroit propres, soit pourli ij
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4 (1685)
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