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248 ENTRETIENS SURLES VIESΓΓΟΗΛΕΙΝ. prix si-bas, qu'ayant peint les deux bataillesqui $ont aujourd'huy dans le Cabinet du Ducde Noailles, il eût bien de la peine d'en avoirſept écus de chacune.Il n'a pas esté le seul, dît Pimandre, quia trouvé un abord si rude & si fascheux.Vous m'avez appris que les plus grands Pein-tres n'ont pas toûjours dans les commen-cemens la fortune favorable.Il faut considerer, répondis-je, qu'encoreque le Poussin eust déja trente ans lors qu'ilarriva à Rome, & qu'il eust fait plusieurs ouvrages en France, il n'estoit néanmoins con-nu que de peu de monde ; & sa maniere depeindre aſſez differente de celle qu on prat-quoit, & qui e$toit comme à la mode, nele faisoit pas rechercher. Il a conté luy-mes-me assez de fois qu'ayant peint dans ces com-mencemens- un Prophete, il n'en put avoirque la valeur de huit francs ; & que cepen-dant un jeune Peintre de ſa compagnie l'ayantcopié, eût quatre écus de sa copie. Le peu decas qu'on faisoit alors de luy & de ses ouvra-ges ne le rebutoient pas, songeant moins àgagner de l'argent qu'a se perfectionner. Il sepaſſoit de peu de choſe pour ſa nourriture &pour son entretien : il demeura mesme assezlong-

e.1.emichkämpen.einwelchermenreck.e l'or.a fin de