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ET LES OUVRAGES DES PEINTRES. 243que chose. L'un estoit un Peintre fort peu LE POUSSIEhabile, & l'autre Ferdinand Elle Flamand,alors en réputation pour les portraits, maisqui n'avoit pas les talens propres pour lesgrands de$$eins le genie du Pou$$in le por-toit. Il fit connoissance avec des personnessçavantes, & curieuses des beaux arts, quil'a$$i$terent de leurs avis, & luy pre$terentplusieurs Estampes de Raphaël & de JuleRomain, dont il comprit ſi bien les diverſesbeautez, qu'il les imitoit parfaitement. De-sorte que dans sa maniere d'historier, & d'ex-primer les cho$es, il $embloit déja qu'il fu$tinſtruit dans l'école de Raphaël, duquel, com-me a remarqué le sieur Bellori, on peut direqu'il suçoit le lait, & recevoit la nourri-ture, & l'esprit de l'art à mesure qu'il envoyoit les ouvrages.Pendant qu'il profitoit de jour en jourdans la partie du deſſein, & dans la pratiquede peindre, le Seigneur avec lequel il de-meuroit eſtant obligé de retourner en Poitou,l'engagea à le suivre, avec intention de lefaire peindre dans son Chasteau. Mais com-me ce Seigneur e$toit jeune, & encore $ousla puissance de sa mere, qui n'avoit nulle in-clination pour les Tableaux, & qui regardoitHh ij