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4 (1685)
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ET LES OUVRAGES DES PEINTRES. 239ment de ce siecle, s'estant laissez aller à desgou$ts particuliers, au lieu de marcher toû-jours $ur les pas des plus grands mai$tres,ne $uivirent que leurs propres genies. Car ilest vray que dans Rome mesme on ne pra-tiquoit presque plus les enseignemens ni deRaphaël, ni des Caraches, lors que le Pous-sin commença, si j'ose le dire, à nous ouvrirles yeux, & à nous donner des connoi$$ancesencore plus grandes de la peinture que cellesque nous avions eûës, puis qu'ayant remontéjusques à la source de cét art, il nous a apprisles maximes des plus sçavans Peintres de l'an-tiquité, & a mis en pratique ce que nous nesçavions de l'excellence de leurs ouvragesque par le rapport des Historiens.Que dites-vous, interrompit Pymandre?Peut-on croire qu'il ait suivi de si prés cesfameux Peintres, luy qui n'a point fait degrands ouvrages, quoy-qu'il ait pour celades occasions assez favorables?Quand j'auray, repartis-je, fait un abregéde ses emplois, vous serez éclairci des cho-ses dont vous estes en doute : mais il fautpour parler de luy que je commence dés sanaissance, puis qu'il merite bien d'estre con-nu dans toute l'etenduë de sa vie.