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ET LES OUVRA GES DES PEINTRES. 195gracieu$e, dont il $e $ervoit dans $es ouvra-ges, deviendroit bien-tost plus plaisante àtout le monde, que cette autre ſi obſcure &presque difforme, qui paroissoit dans les ta-bleaux qu'on luy opposoit. En effet, aprésavoir courageuſement reſiſté à toutes $ortesde contradictions, il se trouva recherchépour les plus grands emplois, en concurren-ce de tous les autres Peintres.Lorsqu'il commença à travailler à frais-que, il ne fit point de difficulté de se soû-mettre d'abord à des Peintres qui luy e$toientbeaucoup inferieurs en sçavoir ; afin d'ap-prendre d'eux la pratique de ce travail toutdifferent de celuy à huile. Il fut bien aisequ'on luy montrât la maniére de me$ler lescouleurs, de les employer en sorte qu'ellesconservent leur fraîcheur & leur beauté ; deconnoistre le moment propre pour les cou-cher $ur l'enduit ; apprendre à bien juger desdivers changemens qui arrivent dans les tein-tes à mesure qu'elles seichent, & des diffé-rens effets qu'elles peuvent produire par lemélange des unes avec les autres ; & toutcela tres-necessaire à un Peintre soigneux dela beauté & de la conservation de les ouvrages. Aussi aprés s'en estre bien instruit, ilBb ij