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4 (1685)
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ET LES OUVRAGES DES PEINTRES. 191peu agréable, ne lai$$a pas d'e$tre imitée par GUIBIbeaucoup d'autres Peintres. Sur l'estime& la réputation que luy donnoient ceux deson parti, il y eut mesme des personnes dequalité qui voulurent bien trouver beau cequ'il faisoit. Le Cardinal del Monte, le Mar-quis Justinien, le Seigneur Mattei, & plu$ieurs autres des plus curieux, luy firent fairedes ouvrages considérables, & se déclaré-rent ses protecteurs. Alors une infinité departiculiers vouloient avoir quelques ta-bleaux de sa main ; & comme l'on en trans-portoit en divers endroits, il y en eut quel-ques-uns que l'on envoya à Bologne.Louïs Carache qui fut des premiers quiles vit, fut surpris quand il les eut bien con-siderez. Il admira le pouvoir de la fortune,qui rend aveugles comme elle ceux qu'elleveut empeſcher de nuire aux perſonnes qu'elleentreprend de favoriser ; s'étonnant de ceque tant de gens ne voyoient pas combienles ouvrages du Caravage eſtoient au deſſousde l'e$time qu'on en fai$oit. Car il e$toit ai$é deconnoi$tre qu'il y avoit $eulement un contra-ste de lumiéres & d'ombres, & une exactitu-de trop grande à représenter la nature tellequ'elle est ; mais qu'il n'y avoit ny bien-