ET LES OUVRAGES DES PEINTRES. 17un vol ; mais plûtoſt luy donner des loüangesd'avoir imité son maistre, & s'estre bien vouluservir, comme il le confessoit luy-mesme, dequelques-unes de ses expressions qu'il avoitetudiées autrefois dans des temps qu'il ne pen-soit pas à faire cét ouvrage, mais qui luye$toient revenuës naturellement dans l'e$prit.comme font d'ordinaire toutes les chosesqu'on apprend avec soin, pour ne les pas ou-blier. C'eſt pourquoy, lorſqu'on conſidere exa-ctement ces deux différens tableaux, il est mal-ai$é de remarquer dans celuy du Dominiquinaucune chose en particulier, qu'on puissedire qu'il ait dérobée.Aprés avoir achevé le tableau de S. Jerô-me, il travailla dans un Palais qui appartientaujourd'huy au Marquis Costaguti, où Lan-franc, le Guerchin & Josephpin travail-loient aussi. Pour le Marquis Mattei, il re-présenta dans la voute d'une petite chambrel'histoire de Jacob & de Rachel ; Et quel-que temps aprés, il entreprit de peindre dansl'Eglise de S. Louis des François, la Chapellede Sainte Cecile. Cét ouvrage qu'il fit à frai$-que avec une beauté de couleurs & un travailde pinceau admirable, luy donna beaucoupde reputation.Y iij
LE DOMI-NIQUIN.