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156 ENTRETIENS SUR LES VIES$oit plus mal-ai$é de bien ordonner la quan-tité d'objets qu'elle peut découvrir en uninstant, & qu'elle peut aussi examiner àloisir ; on sçait, comme je viens de dire,que quelques efforts qu'on ait faits ju$quesà maintenant, l'on n'a pû encore trouver lesmoyens pour y arriver. Que si quelques-uns ont esté assez heureux pour en appro-cher, ç'a esté par des voyes qu'ils n'ont paseux-meſmes bien connuës, ou du moins qu'ilsn'ont pû enseigner aux autres. Car nousvoyons que les Architectes, les Sculpteurs& les Peintres, tiennent tous des cheminsdifférens, quoy-qu'ils taschent d'arriver a unmesme but ; & que les plus éclairez con-noissent qu'il y a une raison de beauté posi-tive. Cependant ils n'ont pû encore décou-vrir cette raison si cachée, & pourtant sivraye ; par le moyen de laquelle ils pourroientétablir des regles assurées & demonstrati-ves, pour faire des ouvrages qui pussentaussi-bien satisfaire les yeux, comme avecle temps on a trouvé moyen de $atisfairel'ouïe par des proportions harmoniques.Alors m'estant arresté, Vous voyez, dis-jeà Pymandre, comment insensiblement nousnous sommes éloignez de nos Peintres. Il est

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