154 ENTRETIENS SUR LES VIESde ce $ecours, parce que les couleurs dontil est travaillé, estant parfonduës au feu,comme disent les ouvriers, elles acquiérentcette parfaite union & ce grand polimentque l'on tasche de donner aux autres pein-tures, soit par le travail, soit par le manie-ment du pinceau, soit par les vernis, ou parle secours du talc & du verre, & encore ens'aidant de l'air qu'on interpose entre l'œil& l'objet, par le moyen des differentes di-stances.Or l'on se sert de tous ces moyens, pourdonner aux choses peintes, le relief & larondeur qui leur eſt neceſſaire pour paroitreplus ressemblantes à ce qu'on imite. Jesçay bien que c'est une chose qui n'est pasmoins difficile dans cette partie de la Pein-ture qui regarde le coloris, que celle desproportions dans ce qui regarde le dessein.Et bien que dans l'une & dans l'autre l'onait pour fin d'arriver à cette beauté parfaiteque tous les excellens ouvriers ont toûjoursrecherchée ; la science toutefois en est si ca-chée, que juſques à preſent elle n'a point en-core esté découverte, ou du moins l'étudequ'on en fait, n'a pû établir des regles pourla mettre en pratique, & parvenir avec cer-
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