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ET LES OUVRAGES DES PEINTRES.5pas a$$is $ur l'herbe, comme l'e$toit Socratesous ce plane, lors qu'il donnoit des ensei-gnemens à ses amis ; ni sur des carreaux,comme ces Romains dont Ciceron rapporte L.I. de Orat.les conferences. Cependant l'ombrage de cesarbres est bien aussi délicieux que celuy duplane dont parle Platon, & qui plaisoit sifort à Socrate son maistre ; & ce siege nenous sera pas moins commode que les car-reaux que Crassus avoit soin de faire donnerà ses amis, lors qu'il les entretenoit dans samaison de Tusculle, qui asseûrement n'avoitpas les charmes de celle-cy.C'est dont je ne doute pas, luy dis-je : maisil nous faudroit ou quelques Philosophes, ouquelques personnes sçavantes, telles que l'es-toient ces Anciens, pour lier une conversa-tion semblable à celles dont vous parlez, &pour vous rendre les momens que nous de-vons pa$$er icy, au$$i agréables que l'e$toientceux de ces Grecs & de ces Romains.Ces grands Hommes, repliqua Pymandre,parloient de ce qui estoit de leur temps. So-crate donnoit des leçons de Morale. Crassus& ses amis faisoient des réflexions & des pro-noſtics ſur l'eſtat de la Republique Romaine ;& aprés avoir bien diſcouru des malheursA iij