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VANDERVVYDE

382 ENTRETIENS SUR LES VIESfient de Comte, avoit vn si grand amourpour la ju$tice, que $ans faire acception depersonne, il ne pardonnoit aucun crime.Comme il estoit malade, & en danger demort, vn de $es neveux, fils de $a $œur, ayantattenté à la chasteté de quelques femmes, ilcommanda aussitost qu'on s'en saisist, & qu'onle menast au supplice. Ceux qui receûrent cétordre, eûrent compassion de la jeunesse deson neveu ; & l'ayant seulement averti de s'ab-senter, ne laisserent pas de faire sçavoir au ma-lade qu'ils avoient exécuté $es commandemens.Mais cinq jours aprés, le jeune homme quicroyait la colére de son oncle déja passée, al-la imprudemment dans sa chambre pour levi$iter. Le malade l'appercevant, di$$imula $oncourroux, & luy tendant les bras, l'invita pardes paroles obligeantes à s'approcher de luy ;mais lors qu'il pût l'embrasser, il luy passa vnde ses bras sur le col, & le serrant de toutesa force, luy donna de l'autre main d'vn coû-teau dans la gorge, & luy o$tant la vie, de-vint luy-me$me l'exécuteur de la ju$tice, qu'ilavoit ordonné de faire. Le corps mort, & toutsanglant ayant esté emporté, le peuple vitavec horreur vn spectacle si tragique, & sicruel. Cependant la maladie d'Erchenbaldus

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