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ET SUR LES OUVRAGES DES PEINTRES. 373il les desseignoit toûjours, ou les faisoit dessei-gner par ses disciples sur des personnes mes-mes, & ensuite les accommodoit sur vne deces Figures de bois, que les Peintres appel-lent Manequins, pour les peindre avec plusde loisir. Lon dit aussi que Raphaël dessei-gnoit souvent ses draperies d'après les Peintresqui travailloient sous luy, parce qu'ils sçavoient mieux que d'autres personnes s'accom-moder d'vne maniére qui fist paroistre debeaux plis.Il me vient en pensée, dit Pymandre, queles Italiens se sont plus portez à donner del'action à leurs Figures que les Flamans, par-ce que naturellement ils ont l'esprit plus vif,& le geste plus animé.Il est certain, luy dis-je, que les Peintres sepeignans eux-mesmes, ceux d'Italie, qui eneffet ont l'esprit plus prompt, se sont portez àdes entreprises plus extraordinaires que les au-tres, qui n'ont representé que des actions or-dinaires. Ce n'e$t pas qu'il n'y ait des Pein-tres Flamans, qui ont $ceû donner de l'action& du mouvement à leurs Figures. Ce PierreKoeck, dont je vous ay tantost parlé, dispo-soit agréablement vne composition d'Ou-vrages. Au retour de ses voyages il grava enAAa iij