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364 ENTRETIENS SUR LES VIESIl y a quatre choses qui me semblent enco-re a$$ez nece$$aires à ob$erver, lors qu'on veutrepresenter vne personne qui remuë vn far-deau : car il faut considerer s'il le leve de basen haut ; si c'est quelque chose qu'il tire enbas, comme vne corde attachée à vne poulie;ou bien qu'il pousse en avant, ou qu'il traisnederriére luy.Quand l'on peint ces sortes d'actions, l'ef-fort doit paroiſtre d'autant plus grand, que lapartie du corps qui s'abandonne pour tirer.ou pour pousser, sera éloignée du centre del'équilibre. Par exemple, ſi pour traiſner quel-que chose de fort pesant, j'avance le corps enpoussant la terre des deux pieds, & me roi-dissant sur la corde que je tiens, je ne sois soû-tenu que par cette me$me corde, qui venantà rompre, cauſeroit ma chûte ; n'eſt-il pas vrayqu'alors la pesanteur du fardeau que je trais-ne me sert d'équilibre & de soûtien, & queje marque d'autant plus la difficulté qui se ren-contre à le tirer, que je fais paroistre d'aban-donnement dans tout mon corps ? Car il n'y apersonne qui ne voye bien, qu'estant éloignéde l'appuy de mes jambes, je n'en ay point d'au-tre que celuy que je trouve dans la re$i$tancede la chose que je traisne. Et c'est ainsi que