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302 ENTRETIENS SUR LES VIESJe croy aussi, dit Pymandre, qu'vn jeunehomme, auquel on feroit comprendre debonne heure quantité de choses dont nousavons parlé dans nos conversations, en tire-roit vne vtilité considérable.Il peut bien estre, repartis-je, que parmyles remarques que nous avons faites, il yen ait qui pourroient profiter à ceux qui ontde l'amour pour la Peinture : Mais c'est l'ordre& la conduite qu'on garde aujourd'huy dansl'Academie Royale des Peintres, qui esttrés-avantageuse à ceux qui vont y prendredes Leçons. Les Conferences qu'on y fait,les prix qu'on y propose, & que la magnifi-cence Royale repand, sont d'vne vtilité sigrande, qu'on en voit déja des marques dansle merveilleux progrés que font les jeunesEleves.Comme tous ceux, repartit Pymandre,qui aiment la Peinture, ne peuvent pas $etrouver dans cette celébre Academie, pour yrecevoir des Leçons, vous me diriez bien sivous vouliez vostre sentiment sur la maniéredont l'on doit se gouverner pour instruirequelqu'vn, ou pour s'instruire soy-mesme.Vous pourriez, luy repartis-je, apprendrecela des sçavans hommes, qui enseignent dans

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