ET SUR LES OUVRAGES DES PEINTRES. 281MICHELSaint Pere, luy répondit-il. Quand je pour-ANGX.ray, quand je pourray, repartit le Pape: Je "te la feray bien finir ; & dans le me$me tempsluy donna d'vn baston qu'il tenoit. Michel-Ange se retira aussi-tost chez luy ; mais à pei-ne y fut-il arrivé, que le Camerier du Papeluy apporta cinq cens eſcus, afin de l'appai-ser, luy faisant connoître que les promptitu-des de Sa Sainteté estoient des témoignagesde son amitié, & plûtost des faveurs & desmarques de privauté, que des offenses. AussiMichel voyant que cela réüssissoit à son avan-tage, ne se fâchoit plus, & n'en faisoit querire.Aprés qu'il eût fini la voûte de la Chapel-le Sixte, il voulut s'appliquer tout de bonà la sepulture de Jule : mais Dieu qui prendsouvent plaisir à renverser les desseins orgueïl-leux des hommes, ne permit pas qu'on éle-va$t alors dans son Temple vn Mau$olée $i $u-perbe, pour couvrir vn corps qui devoit e$trela pasture des vers : Car la mort de Jule estantsurvenuë, ce grand dessein fut abandonne ; &Leon X. qui luy succeda, voulant laisser aprésluy des marques de sa magnificence, dans lelieu mesme ou il estoit né, fit travaillerMichel-Ange à Florence. Ce fut là qu'il fitNn
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2 (1672)
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281
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