216 ENTRETIENS SVR LES VIESPERRIN ses, & le desir de s'avancer, le portoient àDEL VAcopier tout ce qu'il trouvoit de beau. MaisGub.comme il avoit besoin aussi de penser à sasubsistance, il résolut d'employer la moitié dela semaine à peindre en boutique pour lesMaistres, afin d'avoir dequoy vivre ; & lesautres jours, de desseigner pour luy, pas-sant mesme la pluspart des nuits à étudier.Ayant ainsi disposé son temps, il commen-ça par les Ouvrages que Michel Ange avoitfaits dans la Chapelle du Pape Jule, tâchantneantmoins d'imiter toûjours, autant qu'ilpouvoit, la maniére de Raphaël. En suiteil copia tout ce qu'il pût rencontrer de bas reliefs, de statuës, & d'ornemens dans les anciensEdifices & dans les grottes : Et parce que lamode de faire des grotesques estoit alors tou-te nouvelle, il apprit à travailler de Stuc, &il n'y avoit rien qu'il ne fist pour s'instruire,& pour devenir sçavant. Aussi ne fut-il paslong-temps sans paroistre vn des meilleursdesseignateurs de tous ceux qui étudioientalors dans Rome, particuliérement pour cequi regarde l'art de bien repre$enter vn corpsnud, & en bien marquer tous les muscles :Ce qui fit, que non seulement les Peintres &les Sculpteurs, mais encore toutes les person-nes
Fam.rirei.sigat3de PemIdmé1 avoitng-temp.plus conson y avoitplus agréa.nens & dudesseins1