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2 (1672)
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ET LES OUVRAGES DES PEINTRES. 203estime & vne amitié toute particuliére. Lorsque ce Prince mourut, Jule en eût vn tel dé-plaisir, que dans la douleur qu'il ressentit, ilauroit quitté la Ville, & s'en seroit allé à Ro-me, si le Cardinal de Gonzague, qui prit legouvernement de l'Estat, à cause du bas âgede ses neveux, ne l'eust obligé de demeurerluy fai$ant connoi$tre qu'il ne devoit pas quitter vn lieu il e$toit tout e$tabli, & ilavoit non seulement vne femme & des en-fans, mais plusieurs amis, & des biens consi-dérables : Ce que le Cardinal luy represen-toit aussi par son interest particulier, estantbienaise de conserver auprés de luy vne per-sonne d'vn si grand merite, & dont l'espritn'estoit pas moins agréable que les Tableaux.Quand Vasari passa à Mantouë, en allantà Venise, il fit amitié avec Jule ; & il écritqu'estant vn jour ensemble, le Cardinal deGonzague survint, qui luy demanda ce qu'illuy sembloit des Ouvrages de Jule. A quoy ilfit réponse, qu'il les estimoit tels, que leur au-teur meritoit qu'on luy élevast des Statuësdans toutes les ruës de la Ville, puisqu'enayant renouvellé plus de la moitié, tout l'Estatn'estoit pas suffisant de recompenser son tra-vail & sa vertu. A quoy le Cardinal repar-Cc ij

IuiiROMAIN.