IULIROMAIN.
FRAG182 ENTRETIENS SURLES VIESLa fecondité de ses pensées, & la noblessedes inventions paroi$$ent dans ce Palais ju$-ques aux moindres ornemens, $oit de Stuc,nopre.soit de Peinture, où l'on voit qu'il n'y a rienm Perqui ne convienne au lieu, & aux Tableauxet dans quequi l'embellissent.theOn peut con$iderer l'invention d'vn Tableau5 anciens estoienten deux maniéres ; sçavoir, celle qui vient pu-manquoient pointrement de l'e$prit du Peintre, & celle qu'il emeinturesprunte de quelqu'vn. La premiére e$t, quandil invente luy-mesme quelque sujet, qui n'alieu ny dans la fable, ny dans l'histoire, & qu'ildispose entiérement à sa fantaisie. La secon-de, est celle qu'il emprunte de quelqu'vn, &pendantqui n'est pas vn entier effet de son imagina-re manieretion, comme la repreſentation de choſes al-Peintres dit.legoriques, historiques, ou fabuleuses ; &leur art dencore de celles qui sont mixtes, c'est à dire,où la fable, l'histoire, & l'allégorie sont mes-lées. Or comme il est certain que ces sujetsdoivent estre traitez differemment, chacunselon les endroits où ils sont placez, le jugement de l'Ouvrier paroist davantage, lorsqu'ilsçait disposer chaque chose en sorte qu'elleait rapport au lieu où elle est mise, & qu'elley cause vn ornement & vne beauté conve-.nable.