1ULEROMAIN.
160 ENTRETIENS SUR LES VIESPour bien connoistre, dit Pymandre, cesdifferentes sortes d'armeures, il ne faut con-ſiderer de toutes les Nations que la Romaine.Il est vray, répondis-je, qu on pourroit s'é-tonner, de voir parmy ce peuple tant dedifférens habits, & tant de sortes d'armes of-fensives & défensives, puis qu'il semble qu'ilne devroit pas estre si dissemblable dans sesve$temens. Mais ceux qui ont connoi$$ancede la milice des Romains, & de quelle $orteelle estoit gouvernée, sçavent bien qu'el-le estoit composée de leurs Citoyens, & deleurs Alliez ; Que les vns servoient à leurspropres dépens, & les autres aux frais de laRepublique; Que le nombre des Alliez, &mesme des Provinces tributaires estant fortgrand, ils n'en tiroient pas vn petit $ecours& que ce renfort de peuples eſtrangers eſtoitsans doute ce qui faisoit paroistre tant de dif-ference dans leurs armes : Car employant leurssoldats à ce qui leur estoit le plus convena-ble, ces soldats portoient aussi des armes con-formes à leur employ, & selon l'v$age de leurPaïs.Il n'eſt pas neceſſaire de dire de quelle ſor-te ils estoient divisez chez les Romains ; queleurs Legions composées de leurs Citoyens,faisoient
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