ET LES OUVRAGES DES PEINTRES. 15remarque la coûtume des peuples qu'il represente, celuy-là sans doute doit faire vngrand fond de science. N'estoit que nousnous détournerions trop de nostre discours, jevous ferois voir jusqu où cette connoissancepeut s'étendre, & me$me cela ne nous $erviroitpas peu, pour remarquer avec encore plusde plaiſir tout ce qu'il y a de conſiderable dansles Tableaux de ces ſçavans hommes.Bien loin de $ortir de no$tre $ujet, en fai-sant cette observation, dit Pymandre, il mesemble qu'elle en fait vne partie, & que cesremarques non $eulement $ont tres-nece$$airesaux Peintres, mais aussi à ceux qui veulents'instruire en voyant leurs Ouvrages.J'avouë, repartis-je, que la plus grande satisfaction qu on puiſſe recevoir en conſiderantvn Tableau, c'est qu'au mesme temps queles yeux voient avec joye le beau mélangedes couleurs, & l'artifice du pinceau, l'e$pritapprenne quelque chose de nouveau dansl'invention du $ujet, & dans la fidelle representation de l'action que le Peintre a préten-du faire voir. Et l'on ne peut bien s'instruiresi l'action n'est representée avec toute la vray-semblance possible. Or cette vraysemblanceconsiste à rappeler vne idée des choses passées,11
IULEROMAIN.