ET LES OUVRAGES DES PEINTRES. 105les épaules découvertes, & n'allant que par POLIDORI& MA-bonds, & par saults, sembloient marcherTHURIN.moins à terre qu'en l'air.Enfin, c'estoit à qui feroit le plus d'actionsextravagantes, & ridicules ; toute cette festene consistant qu'en vne vraye mascarade, oùle Peuple témoignoit sa joye, & contribuoità la solennité du Triomphe.Mais il e$t temps de finir ces remarques,où je me suis peut-estre vn peu beaucouparresté, par le plaisir que je sens encore, enpensant aux agréables momens, que j'ayautrefois pa$$ez chez les curieux de ces bellescho$es, & particuliérement dans le cabinetde ce digne amateur des beaux Arts, le Ca-valier del Pozzo.Pour revenir donc à ces deux amis, Poly-dore & Mathurin, vous sçaurez qu'aprèsavoir demeuré a$$ez long-temps en$emble,ils furent contrants de se separer, lors qu'enl'an 1527. l'armée de l'Empereur, com-mandée par le Duc de Bourbon, mit le sié-ge devant Rome. Mathurin s'estant retiréd'vn costé, pour éviter les desordres de laguerre, fut attaqué de la peste, dont il mou-rut. Quant à Polydore, il prit le chemin deNaples, où il trouva $i peu de per$onnes cu-O
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