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ET LES OUVRAGES DES PEINTRES. 93toient en v$age que parmi les peuples les plus ΡΟΙΙΒο-RE & MA-mols, & les plus effeminez. Il fut me$me le THURIN.premier, qui, à l'exemple des peuples d'Orient, commença de se faire servir dans lesfestins par de jeunes filles, qui par le son dedivers instrumens, & par des chansons las-sives, divertissoient la compagnie. Tous cesTriomphes estoient d'agreables spectacles,mais pourtant ce n'e$toit encore rien au prixde ceux qui suivirent.Il me semble, interrompit Pymandre, quevous en parlez vn peu trop $uccinctement. E$t-ce que vous craignez de me faire part de ceque vous remarquiez de singulier dans cesagréables spectacles?Je ne vous ay pas voulu particulariser tou-tes ces choses, repondis-je, croyant qu'il se-roit trop ennüieux de s'y arrester. Mais sivous le de$irez, je vous diray plus amplementce qui se passa au Triomphe de Paul Emile,duquel je voulois vous parler, quand vous m'a-vez interrompu ; & vous verrez comme alorsla Republique Romaine estoit dans vne telleopudence, qu'encore que Paul Emile fust leplus mode$te de tous les hommes, & le moinsdesireux d'honneurs & de richesses, neantmoins cette action parut vne des plus écla-M iij