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ET LES OUVRAGES DES PEINTRES. 65sans rien dire. Enfin Pymandre se tournanttout d'vn coup vers moy, me dit : C'est troplong-temps regarder ces belles choses, quiont cela de commun avec la lumiére, qu'en-fin on en demeure éblouï. Entrons, je vousprie, dans ces allées couvertes, où, si vous levoulez bien, nous acheverons la journéed'vne maniére convenable à ce que nousavons fait jusques à cette heure.Ce ne sera pas, luy dis-je, en examinantdes Bastimens & des Figures ; car l'on n'a pasencore eû le temps d'embellir ces promenoirsde toutes les Fontaines, & de toutes les Sta-tuës qui les doivent rendre vn jour encoreplus beaux & plus charmans.Si nous ne voyons pas, dit Pymandre, desEdifices, ny des Figures de marbre, nouspourrons, si vous voulez, y voir, au moins enidée, des Tableaux qui ne laisseront pas denous remplir agréablement l'esprit. Et pourcela vous n'avez qu'à continuer les remar-ques $ur les ouvrages des Peintres anciens,dont vous vous engageastes de rapporter lasuite, lors que vous eustes achevé ce qui re-garde André del Sarte.Il ne faut pas, continua-t-il, voyant que jele regardois, que cela vous surprenne, puis-