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ET LES OUVRAGES DES PEINTRES. 13vantes, & sujettes aux accidens de la vieil-lesse, ne sont pas pour les Peintres, qui peu-vent tousjours representer leurs Heros dansl'estat le plus parfait, & choisir vne grandetaille, comme la plus avantageu$e & la plusconvenable pour les bien figurer, pourveutoutesfois qu elle n'ait rien d'extraordinaire,& qui ressemble vn Geant. Et me$me Ari-stote ne croit pas qu'vne femme puisse avoirrang parmy les belles, si elle n'est d'vne gran-de taille.N'en déplaise à Aristote, & à vous aussi,reprit Pymandre, en soûriant ; si c'est la pro-portion qui engendre la beauté, pourquoyvoulez-vous quvn grand homme soit plusparfait qu'vn petit, ou mesme que celuy quin'est que d'vne moyenne grandeur, s'ils sonttous egalement proportionnez dans les par-ties de leur corps?Est-il pas vray, luy repartis-je, que quandnous voulons considerer toute la naturelle,pour en admirer la belle composition, nous re-gardons principalement cette admirable pro-portion qui eſt dans tous les corps, par rapportles vns aux autres, & de quelle sorte Dieu,ce suprême Artisan, a lié & a rangé toutesles parties de ses Ouvrages, pour les faireB iij