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ET LES OUVRAGES DES PEINTRES.supporteroit volontiers les incommoditez deplusieurs personnes malfaites, si l'on n'avoitCrine ruremarqué que souvent les defauts du corps ber, nêgesore, brevissemblent être vn témoignage des vices de pede, lumi-ne luscus;l'ame. Et de cette opinion qui n'e$t pas nouRem ma-gnam pra-velle, il est arrivé qu'on a crû que les Magistas, Zoïle,si bonus es.ciens pouvoient estre reconnûs, & portoientMart.sur leurs visages quelque chose de farouche,& d'extraordinaire. C'est pour cela, qu'enpeignant vn grand personnage, s'il a quel-ques defauts naturels, il faut les cacher au-tant qu'il $e peut, comme fît celui qui repre-senta Periclés.Mais outre la Beaufé qui vient de la justeproportion des parties, & cette Grace dontnous avons déja parlé autrefois, il y a enco-re d'autres qualitez, qui se remarquent dansles personnes de grande condition, commece que l'on nomme Majesté, qui ne paroist passimplement sur le visage, mais qui dépend detoute la composition du corps. Ciceron, àmon avis, la distingue dans les hommes &dans les femmes par deux noms différens.La premiére se connoît dans les hommes, Dignitatslors qu'ils se font voir avec vn aspect pleind'vne veritable noblesse ; qu'il se trouve vn jene sçai quoi dans leur taille, dans leur port, &