conten.
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sur la Poësie & sur la Peinture. 263Les écrits des anciens sont remplis defaits qui prouvent que leur attentionsur tout ce qui pouvoit servir à forti-fier, ou bien à embellir la voix, alloitjusqu'à la superstition. On peut voir dansle troisiéme chapitre de l'onziéme li-vre de Quintilien, que par rapport àtout genre d'éloquence, les anciensavoient fait de profondes réflexions surla nature de la voix humaine, & surtoutes les pratiques propres à la for-rifier en l'exerçant. L'art d'enseigner àfortifier & à ménager sa voix, devintmême une profession particuliere. Plineindique dans différens endroits de sonHistoire une vingtaine de plantes, despécifiques, ou de réceptes propres àfortifier la voix. Ce soin faisoit une par-tie des occupations sérieuses de toutesles personnes qui parloient, ou qui ré-citoient en public. Je ne citerai ici queNéron, cet homme de théâtre à qui lesDieux trouverent bon de donner lemonde à gouverner. Pline rapporte quece Prince fut l'auteur d'une nouvelleméthode pour se fortifier la voix. Elleconsistoit à déclamer de toute sa forceen portant une lame de plomb ſur la poi-trine. (a) Nero, quoniam ita diis placui,(a) Plin. lib. 39. cap. 3.