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Troisième Partie (1746)
Entstehung
Seite
49
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Wemd. Cramn

sur la Poësie & sur la Peinture.1Lande. Puisqu'on ne sçauroit produireles symphonies des anciens, perduës parl'injure des tems, nous ne ſçaurions ju-ger du mérite de ces symphonies, quesur le rapport de ceux qui les enten-doient tous les jours, qui voyoient l'e$$etqu'elles produisoient, & qui sçavoientencore dans quel esprit elles avoient étécomposées.« Le pouvoir que le chant a sur nousest si grand, c'est Macrobe qui parle, «qu'on fait joüer aux instrumens mili-taires un air propre à réchauffer le cou-rage, lorsqu'il faut aller à la charge, "au lieu qu'on leur fait joüer un air d'un &caractere opposé, lorsqu'il faut faire «une retraite. Les $ymphonies nous agi-tent, elles nous rendent gais ou in-quiets, & même elles nous font dormir. Elles nous calment, elles nous «soulagent même dans les maladies ducorps. (a) Ita denique omnis habitusanimae cantibus gubernatur, ut & ad bellumprogressui, & item receptui canatur can-tu, & excitante, & rursus sedante virtu-tem. Dat somnos adimitque, necnon curasimmittit & retrahit, iram suggerit, cle-mentiam suadet. Corporum quoque morbismedetur.(*) In semn. Scipion. lib. 2. sap. 2.Tome III.