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sur la Poesie & sur la Peinture. 43nous sur la perfection de la musique, &sur l'usage qu'il étoit possible d'en faire.Aristides Quintilianus, en parlant deplusieurs divisions que les anciens fai-soient de la musique considérée sous dif-férens égards, dit que le chant, que lamusique, par rapport à l'esprit dans le-quel elle a été composée, & à l'effetqu'on a voulu lui faire produire, se peutpartager en musique qui nous porte àl'affliction ; en musique qui nous rendgais, & nous anime ; & en musique quinous calme en appaiſant nos agitations.Nous rapportons ci-dessous le passaged'Aristides.Nous avons observé déja dans le pre-mier volume de cet ouvrage que lessymphonies étoient susceptibles, ainsique le sont les chants musicaux compo-sez sur des paroles, d'un caractere parti-culier qui rendent ces symphonies capa-bles de nous affecter diversement, ennous inspirant tantôt de la gayeté, tantôtde la triste$$e, tantôt une ardeur martia-le, & tantôt des sentimens de dévotionLe son des instrumens, écrit Quinti-lien, l'Auteur le plus capable de ren-dre compte du goût de l'antiquité, «nous affecte, & bien qu'il ne nous faſſepas entendre aucun mot, il ne laisse