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Premiere Partie (1746)
Entstehung
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473
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sur la Poësie & sur la Peinture.473Déja marchoit devant les étendartsBellone les cheveux épars,Et se flatoit d'éterniser les guetresQue ses fureurs souffloient de toutes parts.Il s'en faut beaucoup que ces deuxStrophes n'ayent réussi également en mu-sique. Trente personnes ont retenu lapremiere pour une qui aura retenu la se-conde. Cependant l'une & l'autre sontmiſes en chant par Lulli, qui même avoitdix années d'expérience de plus, lorsqu'ilcomposa l'Idille de Sceaux. Mais lespremiers renferment les sentimens natu-rels d'un cœur agité d'une nouvelle pas-sion. Il n'y entre qu'une image des plusſimples, celle de l'amour qui décoche ſestraits sur Medée. Les vers de Racinecontiennent les images les plus magnifi-ques dont la Poësie se puisse parer. Tousceux qui pourront oublier un momentl'effet que font ces vers, lorsqu'ils sontchantez, préféreront, avec raison, Ra-cine à Quinault.On convient donc généralement au-jourd'hui que les vers Lyriques de Qui-nault sont très propres à être mis en mu-sique, par l'endroit même qui les faisoitcritiquer dans les commencemens desOpera, je veux dire par le caractere de