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sur la Poësie & sur la Peinture. 363& des choses ordinaires traitées de prodi-ges. Sçavons-nous d'ailleurs quel effetauroient produit sur des hommes aussisensibles & aussi disposez à se passionner,que l'étoient les compatriotes des anciensPeintres de la Grece, plusieurs tableauxde Raphaël, de Rubens & d'AnnibalCarracheEnfin on ne sçauroit donner une idéeun peu précise des tableaux à ceux qui neles ont pas vus absolument, & qui neconnoissent pas la maniere du Peintrequi les a faits, que par voies de compa-raison. Nous-mêmes, lorsque nous par-lons à quelqu'un des tableaux d'un Pein-tre qu'il ne connoît pas, nous sommespoussez par l'instinct à nous servir de cet-te voie de comparaison. Nous donnonsl'idée du Peintre inconnu, en le compa-rant aux Peintres connus, & cette voiee$t la meilleure voie de de$cription, quandil s'agit des choses qui tombent sous lesentiment. Il colorie à peu près commeun tel, disons-nous; il dessine commecelui-là ; il compose comme l'autre. Ornous n'avons pas sur les ouvrages des an-ciens Peintres de la Grece, le sentimentde personne qui ait vû les ouvrages denos Peintres modernes. Nous ne sçavonspas même quelle comparaison on pouvoitQ