Réflexions critiques290ges propres à nous intéresser. Voilà ceque Monsieur Despreaux a défini LeClinquant du Tasse, & les Etrangers, àl'exception de quelques compatriotes dudernier, ont souscrit à ce jugement.Quant au Poëte dont toutes ces merveillessont tirées, dit Monsieur Addison, enparlant d'un Opera Italien dont le sujetavoit été pris dans le Tasse, je suis de l'a-vis de Monsieur Despréaux, qu'un vers deVirgile vaut mieux que tout le Clinquamdu Tasse. (a) Il est vrai néanmoins, pourcontinuer la figure, qu'on trouve quel-quefois de l'or le plus pur à côté de ceclinquant.On voudroit inutilement faire chan-ger de sentiment aux Italiens, & l'on sedoute bien de ce qu'ils répondroient àl'étranger qui s'aviſeroit de les répriman-der ſur la dépravation de leur goût. Ilsferoient ce que firent nos peres, quandon voulut diminuer leur amour pour leCid. Les rai$onnemens des autres peu-vent bien nous persuader le contraire dece que nous croyons, mais non pas lecontraire de ce que nous sentons. Onnous sentons bien quel est celui de deuxpoëmes qui nous fait le plus grand plai$ir.C'est de quoi je dois parler plus au long(b) Spectateur du 6. Mars 1711.
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