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Premiere Partie (1746)
Entstehung
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77
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des E.ie touts

sur la Poësie & sur la Peinture.connus à plusieurs de ses Lecteurs quepar ce que lui-même en raconte. Maisl'Enéïde, l'ouvrage du Poëte le plus ac-compli qui jamais ait écrit, a, pour ainsidire, des moyens de reste de faire fortu-ne. Quoique ce poème ne nous toucheplus que parce que nous sommes deshommes, il nous touche encore assezpour nous attacher: mais un Poëte nesçauroit promettre à ses ouvrages unefortune pareille à celle de l'Eneide, quiest celle de toucher sans cet intérêt quia un rapport particulier au Lecteur, àmoins d'une grande présomption, prin-cipalement s'il compose en François.C'est ce que je tâcherai d'expliquer plusau long dans la suite de cet écrit.Ma seconde réflexion sera sur l'injus-tice des jugemens téméraires qu'on por-te quelquefois, en taxant de mensongece que disent les anciens concernant lesuccès prodigieux de certains ouvrages.& cela parce qu'on ne fait pas attention àl'intérêt particulier que prenoient à cesouvrages ceux qui leur ont tant applau-di. Par exemple, ceux qui s'étonnentque César ait été déconcerté en écou-tant l'Oraison de Cicéron pour Ligarius,& que le Dictateur se soit oublié lui-même jusqu'à laisser tomber par un mou-D iij