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Racia
sur la Poësie & sur la Peinture.57de celles de Moliere. Enfin nous souffrons plus volontiers le médiocre dans legenre Tragique que dans le genre Co-mique, qui semble n'avoir pas le mêmedroit $ur notre attention que le premierhabet Comœdia tantoPlus oneris, quanto veniae minus.di$oit Horace. (a) Tous ceux qui travail-lent pour notre théâtre parlent de mê-me, & ils assurent qu'il est moins dan-gereux de donner un rendez-vous aupublic pour le divertir en le faisant pleu-rer, que pour le divertir en le faisantrire.Il semble cependant que la Comédiedût attacher les hommes plus que laTragédie. Un Poëte Comique ne dé-peint pas aux spectateurs des Héros, oudes caracteres qu'ils n'ayent jamais con-nus que par les idées vagues que leurimagination peut en avoir formées surle rapport des Historiens : il n'entre-tient pas le parterre de conjurations con-tre l'Etat, d'oracles ni d'autres événe-mens merveilleux, & tels que la plû-part des spectateurs, qui jamais n'onteû part à des avantures semblables, nesçauroient bien connoître si les circon-(a) Lib. prim. Epistolâ primâ.C v