ivemenles caselquefois
sur la Poësie & sur la Peinture. 21combats en champ clos, entre deux ouplusieurs champions, ont été long-temsen usage parmi nous, & les personnes lesplus considérables de la Nation y tiroientl'épée par un motif plus sérieux que celuide divertir l'assemblée ; c'étoit pour vui-der leurs querelles, c'étoit pour s'entre-tuer. On accouroit cependant à cescombats comme à des fêtes, & la Courde Henri II. si polie d'ailleurs, assistadans S. Germain au duel de Jarnac &de la Chategneraie.Les fêtes des taureaux coûtent biensouvent la vie aux combattans. Un gre-nadier n'est pas plus exposé à l'attaqued'un chemin couvert, que le sont leschampions qui combattent ces animauxfurieux. Les Espagnols de toute condi-tion montrent néanmoins pour des fê-tes $i dangereu$es l'empre$lement qu'a-voient les Romains pour les fêtes del'amphithéatre. Malgré les efforts desPapes pour abolir les combats de tau-reaux, ils $ub$istent encore, & la nationEspagnole, qui se pique de paroître dumoins leur obéïr avec soumission, n'apoint eu dans ce cas-là de déférence pourleurs remontrances & pour leurs ordres.L'attrait de l'émotion fait oublier lespremiers principes de l'humanité aux na-