irquegladla
sur la Poësie & sur la Peinture. 17que les Romains avoient condamné leurgoût pour les spectacles de l'aréne, en dé-fendant à tous les sujets de la Républiqued'immoler aucune victime humaine, lorſ-que les combats dont je parle, furentabolis.L'attrait du spectacle des Gladiateursle fit aimer des Grecs aussi-tôt qu'ils leconnurent : ils s'y accoutumerent, quoi-qu'ils n'euſſent point été familiariſez avecses horreurs dès l'enfance. Les principesde Morale où les Grecs étoient alors éle-vez, ne leur permettoient pas d'avoird'autres ſentimens que des ſentimens d'aversion pour un spectacle, où, dans ledessein de divertir l'assemblée, on égor-geoit des hommes qui souvent n'avoientpas mérité la mort.Sous le regne d'Antiochus EpiphaneRoi de Syrie, les arts & les sciencesqui corrigent la férocité de l'homme, &qui même quelquefois amolissent tropson courage, fleurissoient depuis longtems dans tous les pays habitez par lesGrecs. Quelques usages pratiquez au-trefois dans les jeux funébres, & quipouvoient ressembler aux combats desGladiateurs, y étoient abolis depuis long-tems. Antiochus qui formoit de grandsprojets, & qui mettoit en œuvre, pour