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Seconde Partie (1746)
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Réflexions critiques562génie, celle du Médecin paroît la plusdépendante de l'état est la Médeci-ne, quand un certain homme vient à laprofesser. Cependant quand on entredans le détail de cet art, on trouve queses opérations sont encore plus dépendan-tes du génie particulier, à proportion duquel chaque Médecin profite des connois-fauces des autres & de ses propres expé-riences, qu'elles ne le sont de l'étatest la Médecine, quand il la fait.Les trois parties de la Médecine sontla connoissance des maladies, celle desremedes, & l'application du remede con-venable à la maladie qu'on veut guérir.Les découvertes qui se sont faites de-puis Hippocrate dans l'Anatomie &dans la Chymie, facilitent beaucoup laconnoissance des maladies. On connoîtencore aujourdhui une infinité de re-medes dont Hippocrate n'entendit ja-mais parler, & dont le nombre surpassede beaucoup celui des remedes qu'ilconnoissoit, & que nous avons perdus.La Chymie a fourni une partie de cesremedes nouveaux, & nous devonsl'autre aux régions qui ne sont connuesdes Européans que depuis deux siécles.Nos Médecins conviennent néanmoinsque les Aphorismes d'Hippocrate sont

Elipo