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Seconde Partie (1746)
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514
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514 Réflexions critiquesl'impression que fait cette maladie, avecceux qui ont eu la fiévre ; de même ce-lui qui ne sçait pas la langue dans la-quelle un Poëte a écrit, ne doit pasêtre reçu à disputer contre ceux qui en-tendent ce Poëte, concernant son mé-rite & l'impression qu'il fait. Disputerdu mérite d'un Poëte & de sa supériori- $ur les autres Poëtes, n'e$t-ce pas di$-puter de l'impression diverse que leurspoësies font sur les lecteurs, & de l'émo-tion qu'elles causent ? N'est-ce pas dis-puter de la vérité d'un fait naturel, que$-tion sur laquelle les hommes croironttoujours plusieurs témoins oculaires uni-formes dans leur rapport, préférable-ment à tous ceux qui voudront en con-tester la possibilité par des raisonnemensmétaphysiques.Des que ceux qui n'entendent pas lalangue dont un Poëte s'est servi, nesont point capables de porter par eux-mêmes un jugement sur son mérite, etsur la classe dont il est, n'est-il pas plusraisonnable qu'ils adoptent le sentimentde ceux qui l'ont entendu, & de ceuxqui l'entendent encore, que d'épouserle sentiment de deux ou trois Critiquesqui assurent que le poëme ne fait passur eux l'impression que tous les autres

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